Un herbivore avant tout
Le poney est un herbivore dont le système digestif est conçu pour traiter de grandes quantités de fibres végétales. Dans la nature, il passe entre 14 et 18 heures par jour à brouter ! Comprendre ses besoins alimentaires est essentiel pour le garder en bonne santé.
La base : le foin
Le foin est l’aliment numéro un du poney. Il fournit les fibres indispensables au bon fonctionnement de son intestin.
- Quantité : environ 1,5 à 2 % du poids du poney par jour (soit 4 à 6 kg pour un poney de 300 kg)
- Qualité : le foin doit être vert, sentir bon, sans poussière ni moisissure
- Distribution : idéalement en 2 à 3 repas, ou en filet à foin pour ralentir l’ingestion
L’herbe au pré
L’herbe fraîche est l’alimentation naturelle du poney. Mais attention, l’herbe de printemps est très riche en sucres et peut provoquer la fourbure chez les poneys sensibles.
- Faire une transition progressive au printemps
- Les poneys rustiques (Shetland, Welsh) sont particulièrement sensibles
- Un paddock en terre permet d’alterner pour limiter l’ingestion
Les aliments concentrés
Si le poney travaille régulièrement, il peut avoir besoin d’un complément énergétique :
- Granules : mélanges équilibrés, faciles à doser
- Floconnés : orge ou avoine aplatie, plus traditionnels
- Quantité : de 0,5 à 1,5 kg par jour selon l’activité
L’eau : indispensable !
Un poney boit 20 à 40 litres d’eau par jour. L’eau doit être propre, fraîche et disponible en permanence. En hiver, vérifie que les abreuvoirs ne sont pas gelés.
Les friandises : avec modération
- Carottes : coupées en bâtonnets dans le sens de la longueur
- Pommes : coupées en quartiers
- Bananes : avec ou sans la peau
Les aliments interdits
- Chocolat : contient de la théobromine, toxique
- Pain moisi : provoque des coliques graves
- Tontes de gazon : fermentent trop vite
- Pommes de terre : contiennent de la solanine
- Glands et ifs : extrêmement dangereux
Adapter l’alimentation selon les saisons
En hiver, le poney brûle plus de calories : augmente le foin. En été, l’herbe est souvent suffisante. Un poney en bonne santé a les côtes légèrement palpables sous une fine couche de gras.